Informations Légionellose

Historique et Informations Légionellose

 Pourquoi l’avoir baptisé ainsi ?

En 1976, les anciens combattants de la légion américaine se réunissent en congrès à Philadelphie. Contaminés par le système de climatisation, une trentaine d’entre eux sont victimes d’une affection pulmonaire qui leur sera fatale. Un an plus tard, la bactérie Legionella pneumophilia est identifiée.

Qu’est-ce que la légionellose ?

C’est une infection provoquée par une bactérie de la famille des Legionella. Elle peut prendre deux formes :

  • Une forme banale ou fièvre de Pontiac qui provoque un syndrome grippal et une toux sèche pendant 2 à 5 jours.
  • Une forme plus grave, qui peut entraîner la mort dans 15 à 20 % des cas : la maladie du légionnaire.

Plus de 1 200 cas sont recensés chaque année en France. La légionellose n’est pas une maladie contagieuse d’une personne à une autre. Elle est contracté par voie respiratoire (inhalation de particules infectées).

Qui sont les personnes à risque ?

Les personnes à risque sont celles dont le système immunitaire est fragile : les personnes âgées, les patients cancéreux, les diabétiques, les insuffisants respiratoires, etc. Les hommes sont près de trois fois plus touchés que les femmes.

Chez les patients sans facteur favorisant, la moyenne d’âge était de 59 ans. Le sex-ratio H/F était de 2,5. (informations du Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°26 de l’année 2005)

Comment la légionellose est-elle diagnostiquée ?

Pour les patients qui présentent les symptômes de la maladie, il existe plusieurs méthodes pour confirmer le diagnostic de légionellose : entre autres, des tests uriniares (rapides), des tests sanguins (2 tests sont nécessaires à 3-4 semaines d’intervalle), et des tests réalisés sur des prélèvements pulmonaires (« culture »).

Quels sont les symptômes de la contamination par la légionella ?

Ces symptômes sont similaires à ceux de la grippe dans un premier temps mais, en quelques jours, la fièvre s’élève et les douleurs musculaires vont croissant. L’infection est responsable  d’une pneumonie évoluant parfois vers l’insuffisance respiratoire ou rénale, voire un état de choc. La forme banale guérit spontanément. Dans sa forme la plus grave, l’infection pulmonaire s’accompagne de toux, fièvre élevée et grande fatigue. Le temps d’incubation varie de deux à dix jours.

Quelles sont les modes de transmission de la légionella ?shutterstock_139886506

Les contaminations par la légionella se font par inhalation d’eau contaminée sous forme de fines gouttelettes ou d’aérosols. La contamination peut avoir lieu à l’occasion de douches, mais pas seulement. En fonction des conditions climatiques, ces micro-gouttelettes peuvent se déplacer sur près de 2 km et survivre 2 heures à l’air. Ainsi, les tours aéro-réfrigérantes posées sur le toit des immeubles sont d’importants vecteurs de contamination si elles sont mal entretenues.

 Comment éviter la légionella ?

Il est important de nettoyer régulièrement les canalisations d’eau, sanitaires, climatisation et tous les systèmes d’eau chaude. Le chlore ne suffit pas à éliminer les bactéries de légionella. En 1999, une circulaire de la Direction Générale de la Santé oblige les établissements de santé à une grande transparence sur l’entretien et la maintenance des réseaux d’eau.

Cette maladie est-elle en hausse ?

A déclaration obligatoire depuis 1987, la légionellose n’a pendant longtemps concerné qu’une cinquantaine de cas par an. Mais depuis le renforcement du système de surveillance en 1997, le nombre de cas détectés n’a pas cessé d’augmenter.

Que faire lorsqu’on est informé de cas de légionellose dans sa ville ?

Lorsque plusieurs cas de légionellose sont constatés, la préfecture peut informer la population par un communiqué de presse. Ce genre de cas groupés concerne généralement un petit nombre de personnes (moins d’une dizaine le plus souvent). Néanmoins, il est nécessaire de demander l’avis de son médecin, pour soi et ses proches, en présence de symptômes pouvant évoquer une légionellose.

Quelles sont les mesures de protection contre la légionella ?

Installations défectueuses et entretien insuffisant sont les principaux responsables de la légionella. Au premier rang des accusés, les tours aéro-réfrigérantes situées sur les toits des immeubles, utilisées dans les dispositifs à circuit ouvert. Ainsi, dès avril 1997, le ministère de la Santé rappelait la nécessité d’un bon entretien de telles installations dans la circulaire DGS N° 97/311 : « L’eau à refroidir est pulvérisée sur un support qui favorise les échanges thermiques par évaporation avec de l’air circulant à contre-courant. Constitué de gouttelettes, le panache émis par la tour véhicule des légionelles si le mauvais entretien et/ou la stagnation d’eau en a favorisé la prolifération. Une tour aéro-réfrigérante peut être à l’origine de contamination à l’intérieur de l’établissement qui en est équipé ou à l’intérieur d’autres établissements situés à proximité (par pollution des prises d’air ou des ventilations) ou même de lieux de rassemblement de personnes à l’extérieur (arrêt de bus, quai, installations de sports et de loisirs…) ».
En avril 1999, un arrêté préfectoral a imposé une série de mesures strictes d’entretien et de maintenance des installations. La teneur en légionelles de l’eau se trouvant dans les réservoirs ne doit pas dépasser 1 000 bactéries par litre sous peine de fermeture de l’installation.

Que faire en tant que particulier pour limiter l’exposition aux légionelles ?

Les exploitants des tours aéro-réfrigérantes et de bains à remous ouverts au public (type spas) sont soumis à des obligations réglementaires. Les résultats du contrôle sanitaire doivent être affichés à l’attention du public.De même, les établissements thermaux, les établissements de santé, et les maisons de retraite sont concernés par des dispositions particulières.Dans les établissements recevant du public, les responsables sont tenus de surveiller la température de l’eau chaude sanitaire et de réaliser chaque année des analyses de légionelles au niveau des douches (arrêté ministériel du 1er février 2010).Chacun d’entre nous peut également agir chez soi en :
faisant couler l’eau froide et l’eau chaude : au moins 1 fois par semaine sur tout les points d’eau et après chaque période d’absence prolongée ;
procédant régulièrement au détartrage et à la désinfection des embouts de robinetterie (brise-jets, pommeaux de douches, etc.) ;
utilisant de l’eau stérile pour les appareils biomédicaux (nettoyage et remplissage des appareils d’oxygénothérapie ou de lutte contre l’apnée du sommeil).
Retrouvez plus d’informations sur la légionellose, les légionelles et la réglementation sur le site de Ministère chargé de la Santé.

Comment traite-t-on la légionella ?

shutterstock_205057297Un traitement antibiotique permet un rétablissement total en trois semaines. Mais elle doit être traitée très rapidement car, chez certaines personnes, la légionellose peut être fatale. Les personnes âgées, les enfants et les immunodéprimés sont particulièrement exposés à cette infection. Le diagnostic peut être particulièrement grave si le système immunitaire est affaibli à cause d’autres maladies comme le sida, le cancer, le diabète ou par des traitements importants comme une chimiothérapie. Ces cas de légionellose sont donc particulièrement préoccupants lorsqu’ils apparaissent dans un établissement hospitalier. La mortalité peut atteindre 40 % chez les malades hospitalisés, et plus chez les immunodéprimés.

 En cas d’infection légionelle dans vos installations ECS ou tours aéro, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous proposerons rapidement une solution de désinfection légionellose.
Nous disposons d’équipes dédiées aux interventions d’urgence sur l’ensemble du territoire national.

 

 

Formulaire de contact

 

Verification